Le TOP

A l’école

L’enfant refuse de faire ses devoirs, de respecter les consignes : ceci entraîne redoublements, exclusions ou une orientation dans des circuits courts.
Il tente de devenir le chef et n’accepte aucun compromis avec ses camarades. Il est intransigeant, bagarreur, menteur et s’enlise peu à peu vers la délinquance, s’exclut peu à peu.
20 à 25% des enfants ne présentent plus de trouble après 3 ans d’opposition. Cependant, il persiste chez plus de 52% et se transforme en trouble des conduites (vol, mensonge, toxicomanie, dépressions majeures, tentatives de suicide).

A la maison

Le TOP n’est pas la preuve d’un manque d’amour, même si votre enfant dit qu’il vous déteste. Ce sont des mots dits pour blesser, simplement. Ce sont des enfants qui vivent dans l’instant présent et oublient aussitôt. Il faut les prendre en charge au jour le jour et situation par situation.

L’enfant cherche à provoquer et à tester : il choisira la façon qui vous agace le plus pour cela. Il ne faut donc pas tomber dans son piège et ne pas s’offusquer.
Il ne faut surtout pas rentrer en lutte avec lui. Il faut savoir parfois céder à certaines exigences de l’enfant pour lui montrer qu’on peut être souple, qu’il est possible de négocier et de modifier les règles si cela est bénéfique à tout le monde (et ça lui montre qu’il peut donc le faire lui aussi).
Si le problème se propage à la fratrie, il ne s’agit pas d’une contamination mais cela révèle une fragilité familiale, sans doute un problème de communication qu’il faut traiter en famille.
L’enfant opposant crée beaucoup de tensions entre conjoints ; il est d’ailleurs plus souvent en opposition avec sa mère, qui s’occupe de lui à longueur de journée, et pas forcément avec son père et cela peut engendrer des quiproquos :

– Parfois, le père croit donc que la mère exagère quand il la retrouve excédée en rentrant à la maison (et c’est encore pire quand les parents vivent séparément…),
– Le père cherche à régler les problèmes en rentrant du travail, punissant ou grondant selon la vue qu’il a de la situation qu’il n’a pas vu évoluer : cela n’est bon pour personne, car l’enfant, lui, se sent banni, et la mère coupable de ne pas avoir « réussi » à résoudre le problème et le père se présente de lui-même comme un censeur.

Ce peut être aussi la mésentente du couple qui est à l’origine du TOP : l’enfant retourne alors la situation contre lui pour que ses parents ne se disputent plus entre eux et ne se séparent pas…

Foyer monoparental

La tâche est beaucoup plus lourde pour le parent qui en a la garde car il a vraiment tout à gérer tout seul. L’enfant peut jouer le provocateur pour faire sortir son parent de ses idées noires.

La solution ?
Tenter de passer des moments agréables avec lui au lieu de passer son temps à se disputer.

Bibliographie

  • « Mon enfant s’oppose », du Dr Gisèle GEORGE, pédopsychiatre.
  • 1* « Aide-mémoire du TDAH » du Dr François BANGE : le chapitre 20 parle du Trouble de l’opposition et du trouble des conduites.